This website requires JavaScript.

Devenez un Insider pour partager vos pronostics avec vos amis !

team logo
Comment Juninho est devenu le meilleur tireur de coup-franc au monde ?

nico
11-12-2018 16:44  

L’ancien meneur de jeu brésilien de l’Olympique Lyonnais reste le spécialiste ultime des coup-francs , une interview réalisée par FourFourTwo.


Étiez-vous un spécialiste des coup-francs quand vous étiez enfant ? Quand est-ce que cela a commencé ?

J’ai toujours été bon au tir mais quand j’étais enfant, je n’avais pas assez de puissance pour marquer des coup-francs. J’ai joué au futsal jusqu’à l’âge de 13 ans et je ne marquais pas beaucoup de buts. Mais c’est à cette époque que j’ai commencé à frapper des coup-francs. Le mur était trop près alors il était rare que j’atteigne le but. Ce n’est qu’à mon arrivée en France que j’ai maîtrisé ma technique.


Quand avez-vous commencé à utiliser la technique du « knuckleball » ? Cela vous ennuie que tout le monde attribue ce geste à Cristiano Ronaldo maintenant ?

J’ai commencé par copier les coup-francs de Marcelinho, qui a joué pour les Corinthians. C’est un joueur qui m’a inspiré et le premier homme que j’ai vu frapper la balle de la sorte et la faire danser dans les airs. Vous comprenez que je n’ai pas inventé cette technique ! Didi, qui a remporté la Coupe du Monde avec le Brésil en 1958 et 1962, le faisait aussi à l’époque. Depuis, tout le monde n’a fait que modifier la recette.



Quel a été votre premier but sur coup-franc ?

En fait, j’ai eu beaucoup de chance. J’avais 19 ans, je jouais avec Recife contre Grêmio. Nous étions menés 2-0 et je pense que nous avions quasiment perdu tout espoir de revenir dans le match. C’est probablement la raison pour laquelle j’ai été autorisé à prendre un coup-franc ! Je l’ai frappé de l’extérieur du pied de 30 mètres et leur gardien a fait une erreur : il pensait pouvoir attraper le ballon mais il a fini par le presser sur le poteau puis est rentré dans le but avec.


De tous les coup-francs que vous avez marqués, lesquels sont vos favoris ?

Le plus important a été celui avec Vasco, lorsqu’on s’est rendu à River Plate lors du match retour en demi-finale de la Copa Libertadores en 1998. Le public hurlait contre nous et nous étions menés 1-0 quand j’ai tiré un coup-franc à 25 mètres. J’ai terminé les deux pieds en l’air quand je l’ai frappé. J’avais besoin de mettre beaucoup de puissance et d’effet pour contourner le mur. Nous avons gagné ce match puis gagné la finale. Il y a aussi celui que j’ai marqué en Ligue des Champions avec Lyon contre le Bayern Munich du grand Oliver Kahn. Ce coup-franc a été le meilleur en Knuckleball, de loin : il a touché le poteau gauche de Kahn, proche de la barre transversale. Cette victoire nous a donné l’impression que nous pouvions gagner la Ligue des Champions mais malheureusement, nous ne l’avons pas fait.



Un autre que j’ai aimé, c’était celui contre Ajaccio en 2006. C’était un match difficile, verrouillé à 0-0, et ce coup-franc devait être notre seule chance de gagner, même s’il était à près de 40 mètres du but. J’ai remarqué que peu de gens pensaient que j’essaierais de marquer de si loin mais j’ai frappé fort avec l’extérieur de mon pied. Il y a eu un effet qui a rendu l’arrêt impossible.


Selon vous, qui sont les plus grands artistes sur coup-franc dans le football aujourd’hui ?

J’aime Miralem Pjanic à la Juventus. J’ai joué avec lui à Lyon, il était jeune mais savait bien les frapper. Lionel Messi et Cristiano Ronaldo sont tous les deux excellents également.


Quel est le beau coup-franc que vous ayez vu ?

Il faut que ce soit celui qui défie la science : le coup-franc que Roberto Carlos a marqué contre la France en 1997. N’importe quel autre joueur qui a essayé le même genre de trajectoire a envoyé la balle quelque part vers le drapeau de corner. C’est un tir qui n’a été répété par aucun joueur depuis.


Qu’est-ce que ça fait quand les gens vous disent que vous êtes le meilleur tireur de coup-franc de tous les temps ?

C’est agréable d’entendre de l’admiration, même si je n’y crois pas vraiment. Comment pouvez-vous mesurer cela ? Ce que je ressens, c’est que mon travail en valait la peine. J’ai donné tout ce que j’avais, parfois même plus que mon corps ne pouvait supporter. Il n’y a jamais que le meilleur du moment alors j’ai peut-être été le meilleur à un moment donné, mais c’est tout. Comment puis-je prétendre être meilleur que David Beckham ou Sinisa Mihajlovic ?


(Source: https://www.fourfourtwofrance.com)

Un bon reportage sur ses coup-francs magiques !



Image

Les Affiches